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Mon choix conscient de ne pas avoir d'enfant

Mis à jour : avr. 24


« Tu sais ma grande, il y en a qui n’ont pas d’enfant et c’est pas grave ». Quelques mots dans la bouche de ma grand-mère…salutaires. Elle me questionnait : « Mais en vrai, tu en veux ou pas ? » Je l’esquivais depuis deux-trois phrases… jusqu’à ce que je lâche un « C’est pas que je n’en veux pas, mais c’est pas non plus que j’en veux à tout prix.» Aujourd'hui, je sais que je ne veux pas d’enfant. Mais à cette période d’échange avec elle, il y huit ans, j’étais perdue, à peine divorcée, dans un flou total.

Après un long cheminement intérieur, et cette phrase magique de ma grand-mère en héritage dans mes bagages, je le sais, j’ai trouvé ma réponse. J’ai cessé de vouloir être celle que la société, ou mes parents, ou les gens, voulaient que je sois, ni même celle que j’aurai voulu être, pour me conformer à tout ça. Pour allez voir qui j’étais vraiment. Et de cet endroit, comprendre ce que je voulais vraiment faire dans cette vie. Et j’ai compris, c’est ainsi : je n’aurai pas d’enfant.

Et finalement, malgré mon titre éloquent, je ne vais pas vous expliquer exactement ce choix. A force de donner des raisons pour éviter le malaise en face, je pourrai certes faire une longue liste de ce que j’ai raconté au fil du temps : « Ben non, pas maintenant, on est pas en CDI et puis on est que locataires. » « Ah oui d’accord, je comprends. » Ben moi pas, mais au moins ça a marché : t’as arrêté tes questions..!

Pas de liste donc, puisque ce ne serait pas la mienne, mais celle que j’utilisais pour me cacher et rassurer, j'étais devenue bilingue "gens qui pensent autrement que moi", faute d'être complètement solide avec mon choix.

A la place de cette liste, je vous offre aujourd’hui mon cœur serein. J’ai laissé le temps passer, infuser, décanter…il m’a menée à l’évidence d’un choix qui est le mien, et qui aujourd’hui est à la fois mûr comme la partie la plus externe d’un arbre fruitier, un fruit prêt à tomber, et à la fois profondément enraciné sous terre.

Finalement, moi-même je ne sais pas "pourquoi je fais ce choix", en tous cas pas rationnellement, extérieurement. Mais je le sens intérieurement, c’est tout, c'est mon alignement. Et de là, découle cette nouvelle évidence : je vais travailler avec les enfants et ça aussi, je le sens profondément. C'est joli, la vie et sa poésie !

Aujourd’hui, je suis sereine, sinon je ne vous écrirai pas. Et je remercie ma Mami, là-haut, pour l’autorisation invisible d’une guirlande maternelle de femmes, mères, à me décaler de ma lignée, pour m'aligner. Sur moi. Merci Mami, car par tes mots, je me suis sentie aimée, telle que je suis. Et autorisée à choisir, libre de voler de mes propres ailes.

Par ces mots d'amour, je t'offre mon premier papillon de transformation, l'amour sans condition qui ouvre la liberté de choisir, puisse-t-il voler jusqu'à toi et te chuchoter toute ma tendresse...

Marion


- Mes textes font partie du projet : "Mes Papillons de Transformation" : ils ont un corps de mots, une aile de musique et de son, une aile de caractère chinois et de sens. Transformons nous intérieurement pour s'envoler et alléger nos vie vers plus de sens : direction et signification. -

Aile de son :

Une chanson est venue me raconter mon histoire de femmes sans enfant :

🎧 « Juste une femme » Chimène Badi



Aile de sens :

Le caractère chinois "Amour" :



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