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Du monde d'avant, que gardons-nous ?

Mis à jour : août 3




Depuis plusieurs mois, je fais de mon mieux pour aller vers plus de minimalisme dans mon logement et dans ma vie. Pas à pas, j'avance vers la simplicité de vie à laquelle j'aspire. Et dans le domaine du tri et du rangement, je suis évidemment tombée sur Marie Kondo. (Je vous laisse aller plus loin si ce sujet vous attire.) Elle parle de focaliser sur ce qu'on garde plutôt que sur ce qu'on jette. J'ai testé pour vous et.... ça marche bien !


Je ne vais pas m'étaler ici sur le sujet au niveau du tri de mes affaires. Par contre, je vois un lien fort avec la période que nous vivons. Nous sommes dans un moment d'avant-après, un moment de vie-mort-vie. Je m'explique : quelque chose du monde tel qu'il était est mort en début d'année. Nous traversons un vide. Et quelque chose renaîtra dont nous n'avons encore aucune idée précise. Les potentiels sont là, mais lequel se réalisera ? Ça dépend. Et nous devons accepter la part d'incertitude que contient ce vide, le traverser, la foi et l'action chevillées au ventre.


Nous ne maitrisons pas le collectif mais nous gérons l'individuel : nous-même, nos vies. Bien évidemment pas totalement, mais nous avons un espace personnel d'action, de décision, de réaction, d'émotions, de propositions. Cette traversée mars-avril-mai, chacun l'a vécu différemment. Aujourd'hui pour le voyage à venir, je me et vous pose une question, QUE GARDONS-NOUS ?

De nos vies d'avant ? De nos relations d'avant ? De nos rêves d'avant ? De notre travail d'avant ?


Et si au lieu de se focaliser sur tout ce que nous allons perdre ou avons déjà perdu (et je sais que c'est considérable et à différent niveaux pour chacun), et si nous focalisions sur ce que nous souhaitons garder ? Attention, je ne parle pas de "je veux continuer à aller manger chez le M jaune qui vend des frites, à avoir mes 245 chaînes TV ou voyager en avion à 600km pour le week-end pour me poster en photo ensoleillée sur Insta". Je parle de nos essentiels, de ce et ceux qui comptent profondément à nos yeux, je vous parle de nos valeurs humaines vitales. Celles pour lesquelles nous serions prêts à nous mettre debout dans une salle pleine et à partir, ou à lever un poing très haut, ou à poser un genou à terre, ou à s'asseoir dans un bus malgré... vous savez.


Quand je vous écris "Que gardons-nous?", je vais clarifier la question que je pose : de quoi sommes-nous les gardiens ? Que défendrons-nous jusqu'à la fin s'il le faut ? Pour quoi et pourquoi trouvons-nous qu'il vaut la peine de vivre sur cette terre ?


Je vous rassure : en général ces choses pour lesquelles notre cœur bat ne sont pas des choses qui s'achètent mais des choses qui se vivent, d'ailleurs ce sont rarement des choses mais plutôt des moments, des gens, des sensations dans les tripes, des idées à défendre... Personne en mourant n'a jamais dit dans ses regrets : "J'aurai tellement aimé acheter plus de chaussures sur internet."


Voilà ma question pour nous à l'aube de ce monde à réinventer. Je vous souhaite d'y réfléchir vraiment et de garder les réponses à cette question près de votre cœur précieusement et de vous en souvenir dans les années à venir. Elles vont devenir vitales.


On se retrouve en chemin vers le monde de demain, d'ici là, portez-vous bien.


Marion



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